La tradition Malefoy

BY : StellaX
Category: French > Books
Dragon prints: 309
Disclaimer: Je ne possède pas Harry Potter. Il appartient à J. K. Rowling. I don't make money. Je ne gagne pas d'argent.

      J'ai cinq ans depuis hier. Mon précepteur vient de partir. Mère est chez Tante Bella. Je la déteste. Mère m'a battu hier. J'avais refusé de finir mon jus de citrouille. Elle ne m'a jamais fait de câlin. Père est parti au Ministère. Il ne s'occupe pas de moi. Je lui ai demandé de m'apprendre à voler sur le balai jouet. Il m'a répondu qu'il n'avait pas le temps. Je ne dois pas pleurer. Un Malefoy ne pleure pas. Je ne dois pas rire. Un Malefoy ne rit pas. Je ne dois pas me mettre en colère. Un Malefoy ne se met pas... Oh si mais il le cache. J'ai passé l'après-midi aux écuries avec mon poney. Starling est mon cadeau d'anniversaire. Cela va avec notre rang. Père est dans son bureau. Il me laisse m'asseoir sur le tapis persan. J'ai réussi à faire léviter une plume. Il ne m'a pas félicité. Que dois-je faire pour qu'il m'aime ?

 

      Mon enfant vient de fêter ses cinq ans, je ne peux y croire. Hier encore ma garce de femme était enceinte. Le temps court entre mes doigts pressés. Je prétexte un surcroît de travail pour échapper le plus possible à l'atmosphère délétère du Manoir. Mon cœur se désole de ne pas répondre aux attentes de mon descendant mais c'est nécessaire, il doit devenir un vrai Malefoy, un véritable Sang-Pur. Ai-je reçu quelque marque d'affection de la part de mon père ? Jamais. En ai-je souffert ? Bien sûr mais c'était pour mon bien. Je l'ai compris plus tard. Draco fait léviter un duvet de canard, il est si précoce, si doué. Je suis si fier de lui. J'esquisse un sourire mais je reprends vite mon masque impassible. Je dois me préparer pour la soirée chez les Rosier. Qu'ils sont pathétiques avec leurs lamentations à propos du bon vieux temps, celui où régnait ce sociopathe de Seigneur des Ténèbres. Béni soit ce crétin de sang-mêlé pour nous en avoir débarrassé ! J'ai rendez-vous demain matin avec Greengrass pour établir le contrat de mariage entre Draco et la petite Astoria. Cette fille sera une beauté, je fais le bon choix. J'étouffe dans ma vie et je suis si frustré que je vais tuer un Moldu sous peu si ça continue, heureusement j'ai le bon goût de ne choisir que des criminels alors le Ministère ferme les yeux. J'ai hâte d'initier mon fils à ce sport comme mon père l'a fait avec moi. Les pères ont tant de choses à enseigner à leurs enfants.

 

      J'ai onze ans depuis deux jours. Mère n'était pas là. Père non plus. J'ai ouvert tous mes cadeaux puis je me suis caché dans ma chambre. J'ai mis le drap sur ma tête et j'ai pleuré. Ça ne compte pas comme personne ne le sait. Ce stupide Dobby a servi de la glace à la fraise ce soir. Je voulais du gâteau au chocolat. Je lui ai ordonné de repasser ses affreuses oreilles, bien fait pour lui. Ma gouvernante est renvoyée, elle a eu le culot de serrer la main d'une Sang-de-Bourbe. Père est impitoyable. Il a raison. Je lui ressemble beaucoup. Je veux devenir comme lui, un parfait Malefoy. Bientôt je serai à Poudlard, chez les Serpentards sans aucun doute. Je ne veux pas déshonorer mes ancêtres. Seul le sang compte. Père est si beau dans sa robe de soie blanche. Mon cœur se gonfle quand je le regarde, j'en ai le souffle coupé.

 

      Hier j'ai accompagné Draco sur le Chemin de Traverse et nous avons acheté ses fournitures scolaires pour Poudlard. Je le regardais marcher chez Fleury et Bott, c'est un garçon splendide, fin, délié, gracieux sans être efféminé. Il est digne de notre lignée. Ma femme est une véritable harpie mais elle a engendré un superbe héritier Malefoy. J'aime mon fils, parfois je crains de l'aimer trop. J'ai parfois la terrible impression que le Seigneur des Ténèbres va revenir. J'espère être dans l'erreur, je ne lui ai pas vraiment été fidèle. Sa colère serait terrible. Je suis prisonnier de mon nom mais au moins je ne m'incline devant personne. Narcissa a encore battu Draco, je le lui avais interdit, elle n'a pas à s'en occuper. Je lui ai défendu de voir ses amies pendant un mois et j'ai diminué son allocation de moitié jusqu'à ce que je sois satisfait de son comportement envers notre fils. J'ai fait part de ma décision à mon garçon pour qu'il sache de quel côté je suis. Seul moi ai le pouvoir de le punir et de le frapper. J'utilise le vieux martinet avec lequel mon père me fouettait les reins pour me discipliner.

 

      J'ai bientôt quatorze ans. Ras le bol ! Granger m'a devancé au classement, Gryffondor a gagné tous les matchs de quidditch et on n'a pas remporté la Coupe des Maisons. Père va se mettre en colère en prenant connaissance de tout ça. J'ai intérêt à préparer une potion antidouleur. Père... il me tarde tant de le voir, il m'a tant manqué. Il me manque tout le temps surtout depuis notre petit secret. Il m'a initié à la tradition Malefoy. Je l'aime... je veux le sentir contre moi, respirer son odeur fraîche, me nicher entre ses bras. Oh j'ai si hâte d'arriver. Mère est en France chez nos cousins d'Arcy pour tout l'été. Nous serons tranquilles, nous aurons le Manoir pour nous seuls.

 

      J'ai récupéré Draco cet après-midi, il a encore grandi. Il a changé de coiffure, cet affreux gel qui cartonnait ses fins cheveux d'or pâle a disparu, tant mieux, c'est certainement plus agréable au toucher. Je suis pressé d'observer en détail tous les changements mais je dois être ferme, c'est ça être père. Je l'emmène dans mon bureau, il ne cherche pas à mentir mais louvoie, cache une partie des faits, se défausse de ses responsabilités. Ce n'est pas digne d'un Malefoy. Je le fais se déshabiller entièrement. Qu'il est beau mon garçon fragile ! Je vais chercher le martinet dans mon cabinet. Il connaît la musique et appuie ses bras sur le dossier de la cathèdre gothique, cambrant le dos pour mieux me présenter ses jolies fesses. Je fais claquer les lanières sombres, il frissonne. Je les abats sur les globes délicats, il sursaute sans un bruit. Je réitère les coups à deux reprises, il reste impassible. Je l'ai bien éduqué. Son souffle est court, il se mord les lèvres. Mon ange est si excitant dans cette position. Je pose ma main sur sa poitrine et je descends jusqu'à son sexe. C'est bien ce que je soupçonnais et ce que j'attendais. Son pénis est à moitié dressé. Je le cajole et il se développe dans ma main. Je branle mon beau garçon aux fesses brûlantes, je suis pressé de retrouver son intimité. Ma queue est raide, elle frotte agréablement sur le tissu de mon caleçon. Draco pivote et se colle contre moi, il est encore un peu plus petit que moi. Je m'agenouille et embouche le joli sexe rose et long.

 

      Père me suce. Je me sens enfin à la maison. Père est mon chez-moi. Nous les Malefoy sommes ainsi. Abraxas a initié Lucius qui m'a initié et moi j'initierai mon fils lors des fêtes de Yule dans sa quatorzième année. Ce sera évidemment un secret. Je n'arrive plus à réfléchir. Ma queue est enduite de bave, j'ai si chaud, je veux baiser cette bouche aux lèvres gonflées. Je sais pourtant que ce n'est pas le moment. Je le désire si fort. Je me soustrais à ces délicieuses caresses et je supplie Père de m'enculer. Il pousse ses dossiers qui se placent magiquement dans une pile bien ordonnée sur une étagère.

 

      J'accède aux désirs de mon petit dragon. Je le soulève et je dépose mon butin sur le bureau, il plie les jambes et offre à mon regard un adorable petit trou obscur que je vais me faire un plaisir d'élargir. J'appelle le lubrifiant et j'en tartine généreusement deux de mes doigts que je plonge derechef dans la grotte aux mille plaisirs. Mon fils se tortille et gémit, il commence à débiter des insanités qui me rendent fou. Je cisaille l'entrée serrée, j'écarte les chairs étroites. Je me dévêts d'un sort rapide, que c'est pratique d'être un sorcier. Ma queue épaisse suinte son désir et j'encule mon garçon d'une seule poussée lente jusqu'à sentir mes couilles contre ses fesses. Je tremble. Je suis en sueur. J'ai du mal à garder le contrôle.

 

      Magnifique ! Père s'est décidé à me pénétrer. Ce n'est pas assez, j'ai besoin de toute sa force, je veux avoir mal au cul quand je me relèverai. Ses longues mains tripotent mes boutons roses. Je passe mes jambes autour de sa taille et je lui fais comprendre que je veux du sexe bien dur aujourd'hui. Le vilain s'amuse à me refuser ce plaisir. Moi j'attends ça depuis Yule, je n'ai plus aucune patience. Enfin... Enfin il me baise, il martèle mon petit cul. Sa grosse bite entre et sort vite et fort. Je suis aux anges. Je ne vais pas durer. L'interdiction de me branler et le sort pour m'empêcher d'éjaculer m'ont handicapé toute la fin de l'année. Je sens le foutre chaud se répandre dans mes entrailles et je lâche de grands jets blanchâtres sur mon ventre. Père s'abat sur moi et m'embrasse tendrement. Je l'aime.

 

      Mon magnifique Draco a eu quinze ans la semaine dernière. Il a maigri et son regard est fuyant. Il a peur. Il a peur de prendre la Marque. J'aimerais tellement lui dire que ce n'est qu'un vilain rêve. Je ne peux pas. Je crois que je lui fais peur. Je me déteste pour mes choix. Je sais que le côté ténébreux perdra. Comment m'en dissocier ? C'est trop tard. Je suis un mage noir, fils et petit-fils de mage noir et ça me convient très bien. Le hic, c'est le Seigneur des Ténèbres, notre famille n'aurait jamais dû s'enrôler sous sa bannière. Je crains pour mon bel ange, les autres membres le regardent d'une manière concupiscente et parfois lubrique. J'ai dû recadrer Greyback et Rabastan hier soir, le premier l'avait serré contre un placard et reniflait son cou, le deuxième essayait de briser les protections de sa chambre. Il est si tendre mon dragon, il ne sait se défendre qu'avec des mots. Il est si beau, comment ne pas l'aimer ? comment ne pas le désirer ?

 

     Le Manoir est sale et triste. Ma maison ancestrale, mon nid, mon chez-moi est profanée par ce monstre à visage serpentin. Je pleure mon enfance enfuie, ma jeunesse volée. Père a changé. Il a l'air si vieux, si lugubre. Il ne me manifeste plus son amour. Parfois je surprends une lueur de vie dans son regard d'acier. Je suis en colère. Il aurait dû mieux nous protéger. Je ne veux pas être un Mangemort. Je refuse de ramper devant Face de Serpent ou devant le vieux citronné. Pourquoi je ne peux pas être libre ? Simplement vivre, rire, aimer ? Je me cache dans ma demeure, je rase les murs, j'essaie d'être invisible pour échapper aux regards et aux mains qui veulent me dégrader.

 

      Ma femme veut partir en France. Est-ce la solution ? Se cacher ? Je voudrais vivre avec mon Draco, juste avec lui, même si ça devait être dans une chaumière en cultivant notre jardin. Notre connexion me manque. Il m'a glissé un bout de parchemin enchanté où il disait sa peur et son besoin d'aide. Que faire ? Si j'étais courageux, je deviendrais un espion comme ce traître de Severus mais je suis lâche, je ne suis qu'un vieux Serpentard usé par la vie. J'ai échafaudé plusieurs plans. Aucun ne se termine véritablement bien.

 

      J'ai seize ans depuis trois jours. Hier le Seigneur des Ténèbres m'a marqué. L'affreux symbole au crâne et au serpent m'a fait hurler et pleurer jusqu'à ce que je perde connaissance. J'ai si peur de l'avenir même si je n'en attends pas grand chose. Si seulement Potter pouvait se presser de détruire ce psychopathe ! Je suis convoqué dans sa chambre ce soir à 20 heures. Je refuse d'y penser mais j'ai un nœud dans le ventre. Tout et tous me dégoûtent. Père a subi le Doloris pendant dix minutes ce midi. Tante Bellatrix et Mère en riaient. Et moi ? Moi aussi je riais. Je ne dois pas me faire remarquer. Demain je passerai un test, je vais devoir torturer Mary Dows. Elle a 12 ans. Malheureusement pour elle je n'ai pas le choix, j'essaierai de la tuer rapidement. Mon âme sera définitivement souillée.

 

      Mon garçon devient un homme. Il est de plus en plus beau mais si tourmenté. Ses yeux sont hantés par tout ce qu'il a vu. Merlin que je l'aime ! Ne rien montrer, ne rien dire est si pénible quand j'ai connu son amour, possédé son corps. Le Lord lui a dit de le rejoindre dans sa chambre ce soir. Je crains pour mon fils. Je refuse de penser à ce qui va se passer. Pendant ce temps je vais sortir. Il y a un beau prostitué blond tout neuf dans le bordel de l'Allée des Embrumes. Ce n'est pas Draco mais il fera un bon défouloir, il a le charme de l'adolescence. Je paierai un peu plus pour avoir la liberté de le blesser. Je veux du sang.

 

      C'est trop. Trop de douleurs, trop de chagrin, trop d'ignominies. Je n'en peux plus. Je vais démériter mais je m'en moque. Être un Malefoy... Je paye ce privilège. Tant pis pour le sang, tant pis pour le nom. Je n'ai que 16 ans mais je me sens si vieux.

 

      Ce matin je me suis rendu aux écuries. Dans la stalle vide où vivait son Sterling, j'ai trouvé mon Draco. Mon fils s'est pendu. Que cette mort est laide. Il était trop faible pour cette guerre mon beau garçon. Hors de question que son portrait reste dans la galerie. Je vais le faire monter au grenier. Moi je continuerai à vivre, à traverser cette époque troublée. Je dois absolument devenir espion pour rester libre après la guerre. Severus va encore m'être utile. Enfin j'aurai un autre fils, un enfant tout aussi séduisant mais plus courageux, plus fort, plus puissant. Je l'aimerai encore davantage. Je l'aimerai mieux. Par contre je vais changer de femme. Narcissa m'insupporte et c'est une mauvaise mère. Il y a des méthodes indétectables. Elle mourra ce soir. Je vais récupérer le contrat de la petite Greengrass pour moi. Elle engendrera un bel héritier. J'ai hâte d'initier mon futur héritier à la tradition Malefoy.



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