Histoires du Manoir Beardsley

BY : MahMan
Category: French > Originals
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Disclaimer: Ce récit est une oeuvre originale et de fiction. Toute ressemblance avec des personnes réelles ou des situations existantes est fortuite.

[Introduction] Tori, Boss et du roquefort

 

Tori pénétra dans la salle et referma prudemment la porte. Face à elle s'étirait une pièce aussi haute et profonde que la nef d'une église gothique. On aurait dit un couloir de géants. La jeune femme regarda autour d'elle. Contre les murs, des étagères croulaient sous les atlas poussiéreux et les babioles rapportés des quatre coins du monde. Au plafond, des chandeliers tissaient leur fil tels de menaçantes arachnides. À l'autre extrémité de la salle, elle pouvait apercevoir le bureau de Boss, baigné dans la lueur du crépuscule.

 

Une batterie de bruits secs crépitèrent non loin d'elle. Tori sursauta. Dans l'âtre, de puissantes flammes dévoraient une bûche de la taille de son torse. Son regard fut attiré par les ornements qui décoraient le conduit de la cheminée : plusieurs piolets en piteux état étaient accrochés là en guise de trophées. Devant le foyer, un canapé et plusieurs fauteuils avaient été disposés autour d'une table basse.

 

Arrivée il y a quelques mois à peine au manoir Beardsley, Tori se rendait souvent dans le bureau de son patron. Pourtant, elle était prise du même vertige chaque fois qu'elle entrait dans la pièce. C'était un lieu solennel, coupé du monde et du temps, un lieu imprégné d'une aura sacrée, par ses dimensions démesurées et l'ordre qui y régnait. En ces murs, Boss était plus qu'un simple prédicateur. Il était le maître des lieux.

 

*

Il faisait sombre en cette fin d'après-midi hivernale, tant le soleil couchant faisait s'allonger les ombres. Cependant, les deux fenêtres logées de part et d'autre du bureau inondaient l'espace de travail dans un halo de lumière si puissant que l'on apercevait à peine la silhouette de l'homme assis derrière la table. La jeune femme se racla la gorge pour annoncer son arrivée.

— Salut Boss. Je t'apporte les documents que tu m'as demandés, dit-elle en s'approchant.

Elle avait presque crié. Mais il fallait bien ça pour que Boss l'entende. Sans attendre sa réaction, Tori se lança d'un pas assuré en direction du businessman. S'avançant dans la lumière, elle déposa l'enveloppe sur une pile de papiers. La table de travail était couverte de paperasse et d'objets exotiques. On pouvait déceler sous le fatras un joli bois d'acajou verni, d'apparence très ancienne.

Boss leva les yeux de ses fiches et rompit le silence.

— Merci Tori. T'es-tu assurée qu'il ne manque rien ?

Sa voix était rauque et vibrante.

— Oui, tout est dedans. J'ai vérifié plusieurs fois, répondit-elle.

Elle s'assit sur le bureau, de trois-quart face à Boss.

Tori Helsel était une jolie californienne de vingt-et-un ans. Athlétique et longiligne, c'était une sportive qui avait adopté le dicton « il faut souffrir pour être belle » comme une philosophie de vie. Sa poitrine généreuse et son fessier galbé, bien qu'affermis par l'exercice, avaient été dessinés par la nature avec une harmonie et un équilibre rares. Elle portait un débardeur flottant et un jean slim déteint. Sa peau couleur cacao contrastait avec ses lèvres roses.

 

Plongés dans la pénombre, les traits de Boss étaient à peine perceptibles : cheveux poivre et sel, arcades sourcilières saillantes et mâchoire carrée. L'homme semblait être âgé d'une cinquantaine d'années quoi qu'en bonne forme physique, à la vue des formes qui semblaient se dessiner sous son t-shirt blanc. Tori remarqua plus que tout ses yeux bleus perçants.

— Alors, comment s'est passé le rendez-vous ? demanda-t-elle.

— Bien. Les clients étaient satisfaits.

Tori était anxieuse. C'était son premier contrat au Beardsley Manor et elle voulait que tout se passe au mieux. Ses doigts tombèrent sur une petite statuette africaine à la verge disproportionnée. Elle se mit frénétiquement à la tripoter.

— Y aura-t-il des choses à changer par rapport à ce dont on avait convenu ? s'enquit-elle.

— Quelques unes, mais rien d'important. Ils étaient inquiets qu'il n'y ait pas assez de place dans les toilettes pour vous quatre. Et je crois qu'ils ont raison. On a visé un peu petit. Il faudra les agrandir par rapport aux plans d'origine. Oh, et puis ils veulent que ton costume d'hôtesse soit plus sexy. J'ai dit oui. On fera les changements nécessaires.

— Et l'avion, ça avance ?

— J'ai donné le top départ au constructeur. Ils devraient nous livrer la cabine dans trois semaines si tout se passe bien.

 

Tori rejeta ses longs cheveux noirs derrière ses épaules. Après un court silence, Boss relança la conversation.

— Barnabée m'a confiée que vous organisiez une fête hier soir ?

Il se leva de sa chaise et fit quelques pas derrière son bureau vers ce qui semblait être une grande et haute bibliothèque.

— Oh, c'était sans grande prétention — juste nous quatre. Barnabée a ramené du vin et des fromages de France. Elle a voulu nous les faire goûter !

— Ah. Tu aimes le fromage (il l'avait dit en français) ? lança Boss, intrigué.

— J'ai adoré ! J'ai même retenu leurs noms : coem-pté, qué-mem-bairt, roqu-euh-forte, pouffa-t-elle.

— Tiens, Barnabée a amené du roquefort ? Elle déteste ça, dit-il en allumant une cigarette.

Tori vit une étincelle jaillir dans l'obscurité et une faible lueur rougeoyante apparut.

— Oh non, elle n'en avait pas pris, mais je l'ai trouvé dans le frigo de la cave.

Boss redressa la tête. Il se retourna brusquement vers la jeune femme, les yeux écarquillés. La cigarette glissa de ses lèvres.

— Le Tupperware dans le bac à légumes ? grinça-t-il.

— Oui, murmura fébrilement Tori.

Elle sentait la tempête arriver.

— ...sur lequel un papier indiquait clairement qu'il était défendu d'y toucher ! aboya-t-il.

— Il n'y avait aucun papier, rétorqua-t-elle en sautant du bureau, la paume de sa main tournée vers lui en guise de protection.

 

Le maître des lieux bondit, contourna le bureau et saisit la jeune femme d'une poigne ferme. Il approcha son visage de celui de Tori. Ses yeux étaient ceux d'une bête sauvage. Un rictus dévorait ses joues.

— Ne m'as-tu jamais entendu parler de ce roquefort ? rugit-il, postillonnant sur la jeune femme.

— Boss, je... je ne savais pas...

Tori ne parvint pas à dire un mot de plus, abasourdie. Sa seule réaction fut de poser une main sur celle de Boss, qui lui broyait l'épaule. Ce geste lui fit l'effet d'une seringue tranquillisante. Boss réalisa à quel point il avait été brusque. Il baissa les yeux et lâcha prise. Tori se tint devant lui, bouche-bée, incapable de produire un son.

 

Un lourd silence emplit la pièce.

 

Lorsque Boss releva la tête, son expression avait changé. Ses yeux étaient humides, ses traits affaissés. La colère avait laissé place à la détresse.

— Tori, tu n'as même pas idée de ce que représentait ce fromage pour moi.

Sa voix s'était affaissée, comme enraillée par la fatalité.

— Durant toute mon existence, je n'en ai mangé que trois fois. Ce roquefort est singulier... presque magique. Il est produit au sommet de l'Himalaya par un ermite et ses brebis. Cet endroit aux propriétés surnaturelles est pratiquement inaccessible ! Si un vieil ami explorateur ne m'avait pas appris son existence, je n'en aurais jamais eu connaissance. Alors pour y goûter, j'ai dû faire le périple tout seul ! Je suis allé là où nul sherpa n'ose s'aventurer. J'ai gravi les pentes les plus dangereuses, à la verticale parfois.

Plusieurs fois, il mima le geste de planter un piolet dans la roche glacée.

— J'ai dormi à flanc de falaise, en pleine tempête. Maintes fois, j'ai failli y passer, Tori. Le froid, le vent, les éboulis de pierres... Tu n'imagines pas les dangers que j'ai affrontés !

Les gesticulations de Boss se firent de plus en plus nerveuses. Il se déplaçait dans tous les sens, approchant tantôt de la cheminée pour admirer les piolets accrochés au conduit. Ce n'était plus l'homme imperturbable qui avait accueilli Tori tout à l'heure. Il était dans un état second.

— Boss... Je suis désolée, soupira la fautive du bout des lèvres, les yeux embués.

Tori tenta de prendre le businessman dans ses bras, mais il la repoussa et haussa le ton.

— Non, Tori, non... Tu ne comprends pas ! Je ne pourrai bientôt plus y retourner. Je n'en mangerai peut-être plus jamais. Personne n'ira à ma place, à part peut-être toi ?! lança-t-il d'un air narquois.

La jeune femme s'effondra, à genoux devant Boss. Elle était à bout de forces, accablée par la culpabilité et les accusations de Boss.

— Je ne sais pas quoi dire, bégaya-t-elle, en larmes.

— Alors tais-toi ! Rien ne pourra réparer cette injustice. Rien ne me consolera ! C'est fichu, perdu. Tout mon monde s'écroule. Bon dieu mais pourquoi ?!

C'en était trop. Tori se jetta sur Boss et enserra ses jambes, la joue pressée contre son torse. Cette fois, son étreinte fut si forte qu'il ne pu s'en défaire. Il resta là, hébété, coupé court dans son envolée.

 

Alors il vint à Tori une idée dangereuse.

 

Ses doigts délicats glissèrent contre l'abdomen du quinquagénaire et s'introduisirent à l'intérieur de son jean.

— Laisse moi m'excuser, chuchota-t-elle, fixant le patron de ses yeux rougis.

Soulevant le boxer après avoir tiré le pantalon par terre, elle s'empara de son membre et l’extirpa du tissu. Le pénis flasque s'agita avant de retomber mollement. L'engin était trop large pour que les doigts de Tori puisse en faire le tour et il lui aurait fallu trois mains pour le couvrir dans sa longueur. « Gosh », murmura-t-elle. Tori prit la bite entre ses deux mains et se mit à la branler vigoureusement. Ses lèvres charnues lui délivrèrent une salve de baisers humides. Boss s'adossa contre le bureau, transporté par les caresses de la belle américaine.

 

Puis les lèvres de Tori s'élargirent pour laisser entrer le gland dans sa bouche et elle le suça dans un mouvement de va et vient coordonné avec celui de ses mains. Elle sentit le manche se durcir sur sa langue, les veines se dessiner. Bientôt, la salle fut emplie d'un concert de succions et de gémissements. Tori mettait une telle dévotion dans cette pipe que des bulles apparaissaient à chaque fois qu'elle ressortait le sexe de sa bouche. La salive mêlée au liquide pré-séminal ruisselait sur ses lèvres, son menton et dégoulinait en filets pour se perdre dans le clivage de sa large poitrine.

 

Tori mettait du cœur à la tâche. Trop pour Boss, qui sentait ses mouvements de plus en plus exagérés. Craignant que son plaisir ne passe au second plan, le quinquagénaire prit le contrôle de la situation : il réunit les cheveux de Tori en une queue de cheval et la força à se détacher de son membre, laissant par ce fait couler un filet de bave qui vint s'écraser sur le parquet. La jeune femme avait très bien compris les intentions de Boss.

— Punis-moi, putain de grenouille à grosse b...—mmmh !!!

Elle n'eut pas le loisir de terminer sa phrase. Une main derrière la tête et l'autre sous son menton, Boss s'engouffra brusquement dans sa bouche d'un violent coup de hanche. Plié en deux, il appuya fort contre le crâne de Tori, la faisant basculer à quatre pattes. Il ne s'arrêta que lorsque les lèvres de la belle comédienne entrèrent en contact avec son abdomen. Puis plus rien. Boss demeura dans cette position pendant plusieurs dizaines de secondes... Le temps de Tori était pourtant limité, mais il n'en avait que faire. Accroupie devant lui, empalée sur son sexe en tension, la jeune créature était belle, soumise et dévouée à son seul plaisir, obligée par un sentiment de culpabilité. Tori leva des yeux implorants vers ceux de Boss et cette vision lui procura un frisson de puissance. Il perdit tout contrôle. Boss cracha un puissant molard qui s'écrasa sur le front de Tori. Avec une force extrême, il entreprit de baiser sa gorge — contrôlant la cadence en maintenant une prise dans ses longs cheveux. Ses couilles vinrent claquer contre le menton de la jeune femme. Bulles et filets de bave s'agglomérèrent autour de ses lèvres.

 

Boss pilonna la gorge de Tori avec une telle force qu'une larme coula bientôt sur sa joue, déposant derrière elle une longue trace de mascara noire.

 

Tori semblait tenir le coup avec brio malgré la sauvagerie du businessman. Sa gorge faisait même preuve d'une étonnante élasticité. Ses paupières à demi-closes et ses yeux révulsés témoignaient du plaisir qu'elle prenait à ce que sa bouche soit utilisée comme un réceptacle à bite. En fait, elle mouillait. Abondamment même. Sa culotte était si imbibée de ses sécrétions qu'une tâche était apparue sur son jean. Boss ne l'avait pas encore remarqué, trop occupé qu'il était à contempler son visage humilié par sa virilité, souillé et à sa merci. Tori avait glissé une main sous sa culotte et l'autre malaxait déjà l'un de ses seins.

 

Quelques minutes d'intense pilonnage plus tard, Boss s'arrêta enfin. Il se sentit tel le roi Arthur quand les lèvres de la jeune femme glissèrent pour la dernière fois sur son membre : comme s'il venait de retirer l'épée Excalibur, depuis des années coincée dans la roche.

— Bouge pas, je vais me servir un cognac.

L'homme se dépetra de son jean, qu'il laissa gésir et se dirigea vers une petite table basse sur laquelle étaient disposées plusieurs bouteilles d'alcool. Il alluma une cigarette et versa le liquide brun dans un verre anguleux. Cela faisait fort longtemps qu'il n'avait pas joué avec une gorge si accueillante. Les autres filles avaient appris à contenir ses excès de zèle. Mais Tori était nouvelle, et peut-être resterait-elle docile un certain temps.

 

Le rustre ne pris même pas la peine de proposer une boisson à sa partenaire. Il porta le verre à ses lèvres et huma le cognac. L'odeur était intense, enivrante.

 

Tori haletait, la gorge endolorie par les assauts répétés. Elle n'avait pas imaginé cette branlette finir de la sorte : à genoux, souillée et utilisée. Pourtant, les filles l'avaient prévenues : Boss était le genre de gars à aimer être en contrôle. Il n'était pas dans son état normal quand elle avait mis la main dans son caleçon mais sa nature bestiale et dominatrice avait très vite repris le dessus. Et elle s'y était soumise sans lutter. Cependant Tori avait décidé d'une chose : Boss avait assez joué avec sa bouche. Et quel meilleur moyen pour cela que de détourner son attention.

 

La jeune femme ramassa le pantalon et se redressa gracieusement. D'un revers de la main, elle balaya tout ce qui se trouvait sur la table : tas de feuilles, fournitures, objets de valeur — tout ! Dans le vacarme qui suivit son geste, Tori se pencha au dessus du bois lustré et se cambra telle une jument en rut. Boss pivota au ralenti. Il réalisait la signification de ce qu'il venait tout juste d'entendre. Pour la deuxième fois de la soirée, il écarquilla grand les yeux. Son travail, ses rangements, ses précieuses statuettes, éparpillés et cassés sur le sol. À la place, arquée sur le bureau, le cul levé, une légère expression amusée sur son visage : Tori. Une montée de sang fit rougir le visage de Boss : tiraillé entre colère et excitation, il comprit très bien ce que voulait la jeune femme. Elle se jouait de lui ! Et même s'il rentrait à corps perdu dans son piège, c'était avec plaisir qu'il s'apprêtait à lui donner une punition de sa facture.

 

Boss déposa violemment son verre sur le bureau, si fort que du liquide en gicla sur ses doigts. Il parvint derrière Tori et caressa son cul, appréciant toute son ampleur. Il savoura la sensation de sa peau contre la texture du jean moulant. Puis, glissant ses doigts dans les passants, il descendit le vêtement, découvrant le large fessier immaculé, un peu moins bronzé que le reste de son corps. Sans sommation, Boss accompagna son membre à nouveau tendu contre la chatte de son amante et l'inséra à l'intérieur. Avec toute la rage qu'il contenait, l'homme prit une poignée de ses cheveux et la tira vers lui d'un coup sec. Le corps de Tori bascula vers lui. Avec son autre main, Boss libéra le sein de Tori et le pelota avec force. Puis ses doigts parfumés de cognac escaladèrent le long de son cou et glissèrent sous le menton de la jeune femme pour prendre une prise ferme. Il commença à la baiser à grands coups de bassin.

 

Enivrée par l'odeur du cognac, Tori se laissa submerger par la fougue de son partenaire. Elle accompagna les doigts de Boss jusqu'à ses lèvres et suça la peau alcoolisée. Dans son cou, le souffle haletant de Boss était chaud. Chaque coup de rein était d'une puissance animale, suivi d'un claquement et d'une intense vibration. Une fois encore, Tori prit du plaisir à être contrôlée par son partenaire, qui la contraignait de sa poigne infatigable, tantôt délicate, tantôt brusque.

— Oh, baise-moi ! Pense au roquefort, lança-t-elle malicieusement entre deux gémissements de plaisir.

Boss n'apprécia pas son arrogance — ou peut-être bien que cela l'excita. Il lâcha prise de ses cheveux et plaqua Tori sur la table, mains dans le dos. Ses seins pressèrent contre le bois, aplatis sous son torse. Dans cette position, le corps de la jeune femme livrait ses plus beaux atours. La cambrure de son dos, avoisinant la verticale, propulsait son cul dans les airs. Boss lui asséna trois claques qui firent rougir la peau de Tori et il introduit de nouveau son sexe dans son vagin pour lui faire l'amour encore plus fort.

 

Les mouvements de va-et-vient de la bite de Boss eurent raison de Tori : yeux révulsés, bouche grande ouverte, elle eut plusieurs orgasmes d'affilée. Son corps fut parcouru de tremblements que même Boss ressenti. Lui aussi d'ailleurs, sentait venir son tour. Il retira son sexe dur et se hissa sur la pointe des pieds. Là, il introduisit son gland dans le cul de la jeune femme et se branla jusqu'à se décharger à l'intérieur. Un filet blanchâtre vint bientôt à couler sur la fente de Tori.

 

Quelques secondes s'écoulèrent sans qu'aucun ne bougent, trop essoufflés pour faire le premier geste. Boss s'extirpa du trou du cul de Tori. Il se pencha et ramassa un paquet de cigarettes. Puis il en sortit une et l'alluma.

— Il y a des mouchoirs par terre, si tu en as besoin, marmonna-t-il en machouillant sa clope. Si tu veux te laver, utilise la salle de bain de ma chambre.

Le businessman enfila son pantalon et son t-shirt. Il se dirigea vers la sortie et claqua la porte derrière lui.

 

Tori se releva. Elle essuya le liquide visqueux avec les mouchoirs qu'elle avait plus tôt envoyé valser et se servit un cognac. Elle s'assit sur le bureau de Boss, contemplant la pièce majestueuse. La lumière rougeoyante avait laissé place à des tons plus ocres. Les ombres s'étaient étirées. Par la fenêtre, les derniers rayons de soleil tiraient leur révérence. Elle était devenue l'amante de son patron avant même d'avoir joué sa première scène.

 

À suivre...



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